Vos commandes clients sont réencodées à la main dans votre ERP
Entre les PDF en pièce jointe, les portails clients et les modifications par mail, un service ADV de PME y passe couramment 6 à 12 heures par semaine — et paie une deuxième fois chaque erreur de frappe.
Trente minutes, sans engagement
Décrivez-moi votre flux. Je vous dis ce qui est automatisable et par quoi je commencerais.
La commande arrive par mail. Quelqu'un ouvre le PDF, le lit, ouvre l'ERP, crée le client s'il n'existe pas, cherche la référence article correspondant à la référence du client, encode la quantité, le prix, la date demandée, recommence pour la ligne suivante. Puis renvoie un accusé de réception. Ce n'est pas un problème de compétence ni de motivation : c'est une tâche que personne n'a jamais eu le temps de supprimer.
Je m'occupe de cette partie-là. Pas de refonte de votre système d'information, pas de changement d'ERP : je fais entrer les commandes dans l'outil que vous avez déjà, sans qu'un humain retape ce qu'un autre humain a déjà tapé.
À quoi ça ressemble chez vous
La référence sur la commande n'est pas la vôtre
Le donneur d'ordre commande sa référence à lui. Quelque part existe un classeur Excel de correspondance avec vos codes articles, tenu par une seule personne, complété à la main au fil des ans. Quand cette personne est en congé, l'encodage ralentit. Le problème n'est pas la saisie : c'est cette table de correspondance qui vit à côté de l'ERP.
Chaque gros client a son portail
Un client envoie du PDF, un autre exige que vous alliez chercher la commande sur son portail fournisseur, un troisième vous promet de l'EDI depuis deux ans. Quelqu'un se connecte donc tous les matins à trois interfaces, télécharge, et réencode. Le volume ne justifie pas un vrai projet EDI, mais le temps cumulé, lui, est bien réel.
L'accusé de réception part le lendemain
Le client demande une confirmation de date. Comme la commande n'est pas encore dans l'ERP, personne ne peut regarder la charge, donc l'AR part avec la date demandée par le client plutôt qu'avec une date tenable — ou il part avec un jour de retard. Ce délai d'accusé de réception est souvent le premier reproche entendu en revue de performance fournisseur.
La même commande est encodée deux fois
Une fois dans l'ERP pour l'administratif, une seconde fois dans le fichier de planning de l'atelier, parce que le module de production n'a jamais été mis en service. Les deux versions divergent en quelques jours, et c'est celle du planning qui fait foi.
Les modifications ne redescendent pas
« On avance la ligne 2 de trois jours », « la quantité passe de 40 à 55 » : ces messages arrivent en réponse à un fil de mail, pas sur une commande. Ils sont traités par la personne qui lit le mail, et parfois seulement par elle. L'ordre de fabrication déjà lancé, lui, reste avec l'ancienne quantité.
Ce que ça coûte réellement
Ne me croyez pas sur parole, comptez. Trois chiffres suffisent, vous les avez tous les trois dans votre maison.
- Temps de saisie
- 3 à 6 minutes par ligne de commandePrenez le nombre de lignes encodées par semaine et multipliez. Une PME qui encode 120 lignes par semaine est entre 6 et 12 heures — un mi-temps administratif sur l'année.
- Reprises et avoirs
- sortez le chiffre de vos 12 derniers moisFiltrez vos notes de crédit et vos reprises sur le motif « erreur de commande ». Une mauvaise quantité, une mauvaise référence, une mauvaise adresse de livraison : chacune coûte un transport, une replanification et un appel désagréable.
- Délai d'accusé de réception
- de quelques heures à 2 joursC'est un critère noté dans la plupart des évaluations fournisseurs. Il ne coûte rien tant que tout va bien, et il coûte un référencement le jour où le client compare deux fournisseurs équivalents.
- Dépendance à une personne
- 1 seule personne connaît les cas particuliersCe coût n'apparaît dans aucune comptabilité analytique. Il apparaît en juillet et en cas de maladie.
L'erreur classique est de raisonner uniquement en heures de saisie. Le coût qui fait mal n'est pas là : il est dans la commande encodée avec la mauvaise référence, lancée en production, usinée, et découverte au contrôle final. À ce moment-là vous avez payé la matière, le temps machine, et vous refaites la pièce en urgence en décalant deux autres affaires.
Comment on le règle
L'approche est volontairement banale. Il n'y a pas d'intelligence artificielle miraculeuse là-dedans, il y a de la lecture de documents, une table de correspondance propre et une écriture contrôlée dans votre ERP.
1. On prend vos 50 dernières commandes, telles quelles
Pas un échantillon idéalisé : les 50 dernières, avec les scans de travers et le client qui commande dans le corps du mail. C'est ce corpus qui décide de ce qui est automatisable. En général, 3 à 5 clients représentent 70 à 80 % du volume de lignes : on commence par eux, pas par les cas rares.
2. On sort la table de correspondance du classeur Excel
Références client, unités d'achat, conditionnements, incoterms, adresses de livraison multiples. Cette table devient une donnée maintenue, consultable, avec un historique, et non plus un fichier ouvert par une seule personne. C'est le vrai travail de fond, et c'est ce qui rend le reste fiable.
3. La commande entre dans l'ERP par la porte prévue
Par l'API si votre ERP en a une, par son format d'import s'il n'a que ça. Je n'utilise pas de robot qui clique dans l'interface : c'est fragile, ça casse à la première mise à jour et ça ne laisse aucune trace exploitable. S'il n'existe ni API ni import, je vous le dis avant de commencer, pas au milieu du chantier.
4. Rien ne rentre sans validation, au début
Chaque commande extraite arrive dans une file avec les champs reconnus et un niveau de confiance. Votre ADV valide en 20 à 30 secondes au lieu d'encoder en 5 minutes. Au bout de quelques semaines, on passe en validation automatique les cas qui n'ont jamais posé problème et on garde la file pour le reste. Vous décidez du curseur, pas moi.
Concrètement : trois à quatre semaines entre la première réunion et la mise en service sur vos deux ou trois plus gros clients, puis on élargit.
Ce que ça ne règle pas
Ce que ça ne règle pas — et je préfère que vous le sachiez avant de me payer :
- Ça ne remplace pas votre ADV. La personne qui encode aujourd'hui vérifiera, traitera les cas particuliers et rappellera les clients. Si votre objectif est de supprimer un poste, dites-le tout de suite : ce n'est généralement pas ce qui se produit sur ces volumes.
- Les commandes passées par téléphone restent des commandes passées par téléphone.
- Si votre fichier articles est sale — doublons, références obsolètes actives, unités incohérentes — l'automatisation ne fera qu'accélérer la production de lignes fausses. Dans ce cas on nettoie d'abord, et c'est un chantier à part entière que je chiffre séparément.
- Un scan de fax de mauvaise qualité restera un cas à traiter à la main. On l'identifie, on l'isole, on ne prétend pas le résoudre.
- Ça ne raccourcit pas vos délais de production. Ça raccourcit le délai entre la réception de la commande et le moment où l'atelier sait qu'elle existe.
Les questions qu'on me pose
Combien ça coûte ?
L'audit de deux jours est à 1 500 € et débouche sur un plan chiffré. Un chantier « entrée de commandes » se situe généralement entre 8 000 et 12 000 € au forfait, selon le nombre de formats à traiter et l'état de votre fichier articles. Le prix est fixé avant de commencer et ne bouge pas en cours de route.
Combien de temps avant que ça tourne ?
Trois à quatre semaines pour la mise en service sur vos principaux clients. Ce n'est pas un délai commercial : c'est la durée réelle parce que le périmètre est volontairement étroit. Un projet de six mois sur ce sujet est un projet mal découpé.
Faut-il changer d'ERP ?
Non, et si quelqu'un vous dit le contraire pour ce problème précis, méfiez-vous. Je travaille avec l'ERP en place. Si votre ERP est réellement bloquant — pas d'API, pas d'import, éditeur injoignable — je vous le dis pendant l'audit et vous gardez le rapport, que vous travailliez avec moi ensuite ou non.
Que se passe-t-il si vous n'êtes plus disponible ?
Vous recevez le code, la documentation d'exploitation et les accès, et tout tourne sur vos serveurs ou sur un hébergement à votre nom. Rien n'est verrouillé chez moi. C'est une question légitime quand on travaille avec un indépendant : la réponse est contractuelle, pas verbale.
Qui possède le code ?
Vous. La cession est écrite dans le devis. Je n'utilise pas de plateforme propriétaire qui vous obligerait à payer un abonnement pour continuer à faire tourner ce que vous avez financé.
Où vont nos données ?
Par défaut, elles ne sortent pas de votre infrastructure. Si une brique d'extraction de documents nécessite un service externe, je vous le signale explicitement, avec le fournisseur, le lieu d'hébergement et l'alternative interne s'il y en a une. Vous tranchez en connaissance de cause.
Et si le client change son format de commande ?
C'est prévu : la file de validation remonte les commandes qu'elle ne reconnaît plus au lieu de les faire passer en silence. Vous êtes averti par une commande en attente, pas par un client mécontent trois semaines plus tard.
Dans votre secteur
Ce chantier n'a pas le même degré d'urgence partout. Ces pages disent où il se situe dans l'ordre des priorités, métier par métier.
Parlons-en trente minutes
Vous décrivez votre flux, je vous dis ce qui est automatisable, ce qui ne l'est pas, et par quoi je commencerais. Si je ne suis pas la bonne personne, je vous le dis pendant l'appel.
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