Vous ne savez pas exactement ce qui est parti en sous-traitance
Traitement de surface, rectification, traitement thermique, peinture : les pièces sortent, et le seul suivi est un tableur partagé mis à jour quand quelqu'un y pense.
Trente minutes, sans engagement
Décrivez-moi votre flux. Je vous dis ce qui est automatisable et par quoi je commencerais.
La question tombe en réunion de production : « les carters de l'affaire 4412, ils sont revenus de zingage ? ». Trois personnes ouvrent le même fichier Excel, deux d'entre elles n'ont pas la dernière version, et quelqu'un finit par téléphoner au sous-traitant pour avoir la réponse.
Ce n'est pas un problème de rigueur. C'est un problème de support : un tableur partagé n'a ni notion d'échéance, ni relance, ni verrou, ni historique. Il enregistre une intention, pas un état.
À quoi ça ressemble chez vous
Le fichier a une colonne « retour prévu » qui n'est jamais à jour
La date est celle annoncée au départ. Quand le sous-traitant décale de trois jours par téléphone, l'information reste dans la tête de celui qui a décroché. La colonne devient un souhait, plus une donnée, et tout le monde le sait — donc plus personne ne s'y fie.
On découvre le retard le jour du montage
L'ordre de fabrication est prêt à repartir, l'opérateur va chercher le bac, et le bac est encore chez le sous-traitant. Le poste est déjà réglé, le planning est déjà fait. C'est le pire moment pour apprendre l'information et c'est le moment habituel.
Les quantités reviennent incomplètes sans que ce soit tracé
42 pièces parties, 40 revenues. Deux ont été rebutées chez le sous-traitant, ou perdues, ou sont restées dans un bac. L'écart se découvre à l'assemblage, parfois des semaines plus tard, quand plus personne ne peut dire ce qui s'est passé et que la facture est déjà payée.
Le bon de livraison du sous-traitant n'est rapproché de rien
Il arrive avec les pièces, part au bureau, et son rapprochement avec la commande d'achat et la facture se fait — ou pas — plusieurs semaines après. Les écarts de prix ou de quantité passent au travers parce que personne n'a le temps de recontrôler ligne à ligne.
Le coût réel de l'opération sous-traitée n'est pas dans le prix de revient
L'affaire est facturée sur un prix de revient estimé où la sous-traitance figure pour un montant théorique. Le transport, les reprises et les retards, eux, ne sont nulle part. Vous croyez marger sur ces pièces et vous n'en savez rien.
Ce que ça coûte réellement
Ici, le coût principal n'est pas le temps de saisie. Il est dans les décisions prises sur une information fausse.
- Temps passé à chercher où sont les pièces
- 2 à 5 heures par semaineAppels, mails, vérifications, réunions qui s'éternisent. Comptez les personnes présentes au point de production quand la question tombe : c'est le vrai coût horaire.
- Replanifications en urgence
- 1 à 3 par semaine dans un atelier de 30 personnesChaque replanification déplace deux ou trois autres affaires, provoque un réglage supplémentaire et allonge le délai perçu par un autre client.
- Écarts de quantité non détectés
- 0,5 à 2 % des pièces sous-traitéesChiffre à vérifier chez vous : comparez sur trois mois les quantités des bons de sortie et celles des bons de retour. Beaucoup d'ateliers n'ont jamais fait ce contrôle et découvrent l'écart à cette occasion.
- Retards de livraison client imputables à la sous-traitance
- la première cause dans beaucoup de PMERegardez vos dix derniers retards et notez leur cause. Si plus de la moitié vient d'une opération extérieure, vous savez où mettre l'effort.
Il y a un coût moins visible : celui de la prudence. Faute de vision fiable, on garde de la marge dans les délais annoncés, on lance plus tôt, on immobilise du stock d'en-cours. C'est de la trésorerie posée sur des palettes.
Comment on le règle
Il n'y a pas besoin d'un portail collaboratif avec vos sous-traitants — ils ne l'utiliseront pas. Il faut que votre maison sache ce qui est dehors, sans effort supplémentaire.
1. La sortie de pièces devient un événement enregistré
Au moment où le bac part, on enregistre l'OF, la quantité, le sous-traitant, l'opération et la date de retour attendue. Un scan et un écran, trente secondes au quai. À partir de cet instant, l'information existe ailleurs que dans un mail.
2. Un seul écran répond à « qu'est-ce qui est dehors ? »
Une vue triée par date de retour, avec ce qui est en retard en haut. Elle est affichée en production et consultable par l'ADV, qui n'a plus à traverser l'atelier pour répondre à un client. Le tableur disparaît, non pas parce qu'on l'interdit, mais parce qu'il ne sert plus à rien.
3. Les relances partent automatiquement
Trois jours avant l'échéance, un mail part chez le sous-traitant avec la liste précise de ce qui est attendu. C'est basique et c'est ce qui change le plus de choses : la relance ne dépend plus de la disponibilité de la personne qui y pense. Les sous-traitants s'y habituent vite, et généralement l'apprécient.
4. Le retour est contrôlé en quantité, tout de suite
À la réception, on saisit la quantité réellement revenue. L'écart est signalé immédiatement, tant que le chauffeur est encore là et que le sous-traitant se souvient du lot. Le bon de livraison est rattaché à la commande d'achat, ce qui prépare le rapprochement de la facture.
Le résultat n'est pas un beau tableau de bord : c'est le fait que la question ne se pose plus en réunion.
Ce que ça ne règle pas
Ce que ça ne règle pas :
- Ça ne rend pas vos sous-traitants ponctuels. Ça vous permet de savoir qu'ils ne le sont pas, assez tôt pour réagir — et, sur un an, de leur montrer des chiffres au lieu d'une impression.
- Ça ne remplace pas un appel quand une pièce est critique. Ça évite d'appeler pour les quarante autres.
- Si vos ordres de fabrication ne sont pas fiables, le suivi de sous-traitance ne le sera pas non plus : il s'appuie dessus.
- Ce n'est pas un portail fournisseur. Faire saisir vos sous-traitants dans votre outil est une idée séduisante qui échoue presque toujours entre 20 et 250 personnes : ils ont leurs propres outils et leurs propres priorités.
- Ça ne calcule pas votre prix de revient complet. Ça fournit une partie des données qui manquent pour le faire correctement.
Les questions qu'on me pose
Combien ça coûte ?
L'audit de deux jours est à 1 500 €. Un chantier « suivi de sous-traitance » est l'un des plus courts : généralement 8 000 à 10 000 € au forfait, parce que le périmètre est net et que les données existent déjà.
Combien de temps avant que ça tourne ?
Trois semaines, souvent moins. C'est typiquement le premier chantier que je recommande quand une direction veut vérifier que la méthode fonctionne avant d'engager plus.
Faut-il que nos sous-traitants utilisent quelque chose ?
Non. Ils reçoivent des mails de relance lisibles, c'est tout. Toute conception qui exige un changement d'habitude chez un tiers que vous ne payez pas pour ça est une conception fragile.
Notre ERP a un module de sous-traitance, pourquoi ne pas l'utiliser ?
Si vous en avez un, on commence par regarder pourquoi il ne sert pas. Dans la moitié des cas, il impose une commande d'achat pour chaque sortie, ce qui est trop lourd au quotidien et explique l'abandon. On peut parfois l'alléger et le remettre en service, ce qui coûte moins cher que de construire à côté.
Faut-il acheter du matériel ?
Une douchette et un poste au quai suffisent en général, pour quelques centaines d'euros. Vous l'achetez en direct, je ne prends aucune marge sur le matériel.
Que se passe-t-il si vous n'êtes plus disponible ?
Le code, la documentation et les accès sont à vous et l'ensemble tourne sur votre infrastructure. Un autre prestataire peut reprendre : c'est du code lisible et documenté, pas une plateforme fermée.
Qui possède le code ?
Vous, la cession est écrite dans le devis.
Dans votre secteur
Ce chantier n'a pas le même degré d'urgence partout. Ces pages disent où il se situe dans l'ordre des priorités, métier par métier.
Parlons-en trente minutes
Vous décrivez votre flux, je vous dis ce qui est automatisable, ce qui ne l'est pas, et par quoi je commencerais. Si je ne suis pas la bonne personne, je vous le dis pendant l'appel.
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